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http://thietkewebchophongtranh.blogspot.com/2007/01/hi-ha-vit-nam-nhc-nhi-nn-tranh-gi.html
Quelle est la base de la valeur légale et juridique
du comité d'expertise en voie de formation s'il y a erreur dans l'expertise?
Il faut remettre l'idée de la
création d'un comité d'expertise de tableaux vietnamiens dans son contexte: A l'époque de mes premiers pas dans le monde
de l'Art, je me rappelle avoir posé des questions à brûle-pourpoint au
collectionneur TRÂN HÂU TÛÁN concernant les faux Phai et lui ai exposé ma
réticence à l'achat des tableaux qui risquent de me faire perdre les économies
de mon dure labeur en France.THT, très humain, m'explique que la réalité des
faux Phai empoisonne le monde de l'Art actuellement et que BÙI THANH PHUONG est
aussi chagriné de se retrouver au milieu d'une turbulence dont il ne maitrise
pas les conséquences.En guise de conclusion, THT m'envoie le scanner de cinq
toiles selon ma demande et me dit que s'il faut débuter la collection dans un
stress monstre, le jeu ne vaut pas la chandelle, il vaut mieux ne pas se lancer
et m'assure que spécialement pour moi débutant, tout est à vendre et tout n'est
pas à vendre dans son musée.J'ai très bien compris ce que veut dire "Tout est à
vendre dans le musée":ce point est tout simplement impossible;il veut juste dire
par là que s'il refuse la vente de tel tableau et essaie de vendre tel autre, en
tant que débutant suspicieux, je peux croire qu'il essaie de fourguer un faux
tableau tout en conservant le vrai:donc "tout est à vendre".Et il pousse la
sympathie à mon égard pour dire que je peux garder le tableau pendant un an avec
possibilité de le ramener lors de mes prochaines vacances au Vietnam pour un
échange, ceci afin de finir de me convaincre sur la véracité de ses oeuvres; il
est à mes yeux celui qui a mis mon pied à l'étrier, celui qui m'a invité à
entrer de plein pied dans le monde de la collection des toiles de Phai. Par la suite, j'ai eu une conversation avec BTP, toujours à
la recherche d'un moyen pour ne pas me faire arnaquer au premier achat;ceci se
traduit par sa réponse via "le Monde de Phái" sous le titre de:"Comment
différencier un ''Faux BÙI XUÂN PHÁI" et son chef -d'oeuvre???" Bien entendu, j'ai eu mon certificat de
propriété du tableau signé par THT et BTP.Il est évident que la démarche d'un
certificat de propriété signé par l'artiste Phuong, fils du célèbre peintre
vietnamien BXP se rapproche de la pratique internationale comme celle de Mme
Paloma PICASSO, nièce de PICASSO ou de Mr Marc STAMMEGNA, collectionneur des
tableaux d'Adolphe MONTICELLI(1824-1886), l'équivalent de THT pour BXP. C'est à partir de ce constat que je me suis
dit que si je suis un marchand de tableaux véreux, ayant pignon sur rue, je peux
acheter, puis demander à un copiste de refaire le tableau avant de le mettre en
lieu sur, puis vendre le faux tableau avec un faux certificat; ma parole
vaudrait bien celle de BTP puisque j'ai pignon sur rue et d'autant plus que je
sévis à un lieu bien éloigné de BTP et avec une langue qui n'est la la
sienne(Rappelons que le vietnamien est connu par quelques grand maximun quatre
vingt millions d'habitants, alors que le français... et n'en parlons pas
l'anglais...).Sur quelle base ce dernier peut-il me dénoncer? avec ses cris du
coeur? sans preuve tangible? Il faut peut-étre parler au passage de la grande
erreur de CHRISTIE'S qui vendait une fausse toile intitulée "Bên Phà o Sông Ðà"
premier prix national des Beaux-Arts 1980 et faisant partie de la collection du
Musée des Beaux -Arts du Vietnam, excusez du peu, pour une somme de 47.000usd au
mois d'Octobre 1997 à Singapour; le pot aux roses a été dénoncé à temps par le
peintre Nguyên Trinh Thái. Tout ceci pour
dire que la nécessité d'un comité d'expertise s'impose.Mais rassurez-vous; les
copistes ont de beaux jours devant eux puisque cette idée que je vous ai livré
en scoop n'a pas été soumis à mes ainés et que eux, ont tout lattitude pour
refuser sa mise en place.Cette idée part sur un principe très simple:chaque
enfant né doit étre déclaré à la mairie avec un certificat de naissance; dans la
logique internationale, chaque peintre patenté délivre un certificat
d'authenticité à la vente d'un de ses tableaux(c'est donc un certificat de
naissance).BXP, à son époque, n'a pas jugé bon de le faire soit parcequ'il est
loin de penser qu'un jour ses tableaux seront la cible des faussaires soit
parcequ'il est trop artiste et pour lui "tout le monde , il est beau, tout le
monde il est gentil" et on est dans "le Meilleur des Mondes".Il est certain
désormais qu'il n'y aura jamais de certificat d'authenticité de la main de
l'artiste.Il faut donc absolument exploiter le filon qui nous reste sous la main
à savoir qu'il faut redonner de l'importance à l'artiste Phuong, celui qui a
suivi silencieusement pas à pas le travail du maitre, celui qui, désormais, est
seul détenteur de la vérité sur l'oeuvre de BXP.Le certificat signé par BTP est
devenu tout simplement nécessaire et est une sorte de "reconnaissance de
paternité". De méme, le travail
d'acquisition des oeuvres par THT est un travail de passioné, travail colossal
s'il en est, nous permettant d'avoir sous la main et tout de suite du matériel
pour établir une banque de données digne de ce nom. Mais
dans cette époque moderne, parler avec le coeur et les sentiments ne sont plus
suffisants puisqu'il a été dit que "l'amour rend aveugle".Il nous faut donc des
techniques systématisées, reproductibles de notre temps pour répertorier les
oeuvres(Internet,Adobe photoshop;appareil de photographies numériques à haute
résolution) couplées avec l'expérience humaine de BTP et THT pourque la
mécanique puisse se mettre en marche afin de préserver ce qui peut encore étre
pour les générations de vietnamiens futurs, pourque l'or ne se mélange plus avec
l'étain ou que les bons grains se séparent de l'ivraie.Le travail sera énorme
pour photographier les oeuvres, leur donner un numéro d'identification tel un
berger comptant son troupeau avec bien sur, tous les aléas de l'erreur
humaine.On n'expertise pas que pour dire "telle toile est fausse ou vraie".On
expertise pour dire aussi que la toile a été réentoiler, réencadrer, qu'elle a
subi une restauration d'entretien(nettoyage pour enlever la poussière) ou une
restauration réparatrice car la toile est déchirée par mauvaise manipulation par
exemple. Bien sûr, une liste de questions
sera cochée pour rechercher la véracité de l'oeuvre avec un indice de confiance
donné lors de la conclusion comme lorsque la météologie du lundi donne les
prévisions des jours suivants sous réserve d'un indice de confiance.Pas question
de dévoiler la manière dont nous allons photographier, répertorier, classifier
ou donner le numéro d'inventaire.Par contre, nous dévoilons le nombre d'experts
qu'on désire voir dans le comité, deux au Vietnam, deux en France, question
d'équilibre, de rétro-feedback.Le pivot central reste un vietnamien,l'artiste
Phuong, fils du peintre et peintre lui-méme. Il est évident que tout chateau-fort a sa
faiblesse, notre technique d'expertise aussi.Cette technique repose sur un
principe intangible, celui de faire confiance dans l'expérience de l'artiste
Phuong pour authentifier les toiles.Il est entendu que l'expert peut étre
corrompu:"L'argent rend la vue à un aveugle" mais cette lourde responsabilité
oblige une probité au dessus de tout soupçon sous peine de le voir détruire de
ses propres mains la notoriété laissée par son père. Pour répondre concrètement à notre ami HUU MINH, la
responsabilité de l'expert est une responsabilité morale, financière puisqu'il
doit rembourser le faux tableau sans discussion aucune(il y va de la crédibilité
des experts) si celui-ci est vendu par ses soins et prouvé par une tierce
personne de valeur morale incontestable que c'est un faux tableau, et une
responsabilité contractuelle si l'expertise a été faite de façon
professionnelle(c'est à dire moyennant finance).
CHAPUIS GERARD
EXPERTISE DE TABLEAUX AU VIETNAM:
Une idée
utopique ou un stade supérieur à traverser sur le chemin de la
collection?
Vouloir expertiser les toiles au Vietnam est à ce jour une idée probablement
incongrue mais elle doit étre rapidement mise en place pour ne pas entamer le
dernier capital confiance que le public veut bien confier à l’Art
vietnamien.
La
démarche sera vilipendée ou du moins montrée du doigt puisque nouvelle et
novatrice, et il est entendu que l’étre humain, bien installé dans son petit
confort, a horreur qu’on vient secouer ses habitudes ou trop solliciter son
intelligence et réflexions:n’a-t-on pas brûler les sorciers dans des temps
reculés et parmi eux quelques savants trop en avance sur leur
temps???
Mais soyons convaincus que désormais le ver est dans le fruit:pas que le Vietnam
n’est pas digne de confiance mais parce que, comme tout pays en voie de
développement le Vietnam traverse une crise d’identité à la recherche avide
d’une reconnaissance internationale.
Le
purgatoire doit étre traversé(du matériel de mauvaises qualités en passant par
des copies ou des faux).Tel un bambin en train d’apprendre à marcher et il ne
peut éviter les chutes, le Vietnam doit s’affranchir de ses anciens démons,
dénoncer les mauvaises habitudes, au risque d’égratigner quelques corporations
au passage, et sortir vainqueur de ses épreuves que d’autres pays avant lui ont
réussi avec mention.
Un
ancien dirigeant politique vietnamien de renom PHAM VAN DONG a
dit: « Il est facile de gagner une guerre et il est très difficile de
gérer la paix ».
L’Art vietnamien en général, les Beaux-Arts en particulier ne peuvent échapper à
ces écueils. De ces boutiques rutilantes sur de grands boulevards du
centre-ville de Saigon qui vendent de vulgaires copies se prenant pour des
tableaux de maîtres, cela est suffisant pour mettre à genou pour un temps la
culture vietnamienne.
Une vérité s’impose:le Vietnam doit avoir son propre comité d’expertise pour les
tableaux, coûte que coûte, méme si sa mise en place est maladroite car
difficile:ceci afin de garantir la qualité des œuvres.Il faut désormais oser
s’attaquer à l’inertie de l’opinion actuellement en place pour accompagner le
changement de mentalité et anticiper l’écroulement de l’édifice artistique
vietnamien; il faut franchir le pas, sauter à pieds joints dans le plat, il faut
que le droit légal reprenne la main.
« Les hommes sont devant les idées nouvelles comme les chauve-souris devant
la lumière; ils sont tout simplement aveugles ».
Comme le Vietnam n’a jamais axé sa formation pour l’expertise artistique, il ne
peut compter que sur la bonne volonté de ses collectionneurs(On a vu par
ailleurs à travers les histoires racontées dans « le monde de Phai »
que les collectionneurs vietnamiens de première heure ont joué un role
primordial dans la survie du monde de l’Art pictural pendant ces années de
misère où le monde entier tourne le dos au Vietnam en le mettant en quarantaine
et en laissant moribond tout un tissu artistique de Hà Noi et de Saigon sur le
trottoir proche de la clochardisation. Ces collectionneurs du début ont du et
ont su insuffler cet atmosphère enthousiaste, structurel et ils ont mis en
place, malgré eux, un esprit de compétitivité; leur nombre se lit sur les doigts
de deux mains mais le service rendu pour la survie des maîtres vietnamiens et
pour la conservation des œuvres sont immenses. Hommage doit leur étre rendus
dans ces quelques lignes.)
Pourquoi les collectionneurs d’aujourd’hui seront-ils incapables de relever le
défi alors que leurs ainés ont fait de leur mieux pour retransmettre le
témoin?
L’expert doit se convaincre de sa mission de service public rendu au monde de
l’Art et par de là, à la nation toute entière, puisqu’il sera le garant,
l’interface entre vendeur et acheteur(Il aide le vendeur à reconquérir la
confiance du marché tout en protégeant l’acheteur contre de faux tableaux; ce
n’est qu’un moyen de plus pour inviter celui-ci à découvrir les recoins magiques
du monde de l’Art).
Sa
probité permet de mettre à l’abri les trésors nationaux vietnamiens laissés par
les peintres de première génération en répertoriant et en classant les œuvres de
façon à endiguer et dissuader les copistes.
Sa
façon d’assainir et de redonner confiance à un marché morose ne fait que rendre
la place que l’Art vietnamien n’aurait pas du perdre, montrer le chemin des
musées pour un public avide de connaissances et avide de redécouvrir les chefs
d’œuvres longtemps malmenés…
La
confiance nationale retrouvée permet au Vietnam de montrer une autre facette de
sa culture millénaire:le monde appréciera à sa juste valeur, la contribution
vietnamienne à l’édifice de l’Art universel. Le Vietnam ne manquera donc pas
d’engager son avancée au méme rythme cadencé que les autres pays développés et
les tableaux de maîtres vietnamiens retrouveront sans honte les cimaises
internationales pour défendre les couleurs de cette culture asiatique tant
bousculée, malmenée.
En
travaillant pour une communauté de mémes intérêts, l’expert ne peut que
s’imbiber et s’enrichir de son propre travail, jetant les bases artistiques
solides pour les générations futures. Il doit oublier son propre ego pour que
son nom ne soit pas qu’une marque commerciale servant aux intérêts personnels
par exemple la protection d’une collection accumulée depuis longtemps méme si
cet acte n’est qu’un acte hautement légitime dans un pays en voie de
développement. Ce n’est qu’en agissant de la sorte qu’il peut fédérer différents
courants d’intéréts divers pour une cause commune: le sauvetage de la maison
Beaux-Arts vietnamiens.
Le
comité d’expertise pour les toiles doit s’appuyer sur une banque de données
digne de ce nom, ce qui est non seulement nécessaire mais absolument
indispensable pour éventuellement répondre de façon catégorique et scientifique
à des attaques mal intentionnées des opposants du projet d’expertise.
L’établissement de cette banque de données passe par la recherche de la
documentation sur les œuvres des maîtres sur internet. Les difficultés seront
forcément nombreuses comme par exemple des photographies ne pouvant étre
agrandies par manque de pixel, des photographies dont le clic droit est
interdit, comment éviter la violation des droits de propriétés, la disparition
des pages web trop transitoires et fugaces, rester vigilants pour ne pas se
méprendre sur les faux qui circulent impunément sur le web. La banque de données
peut s’enrichir également à partir des sources telles que les revues ou livres
peu nombreux dont la qualité des reproductions anciennes laisse à
désirer(couleur de qualité médiocre, édition en noir et blanc, mauvais état de
conservation sous le climat tropical).
Cette banque de données peut s’appuyer en dernier lieu, fortement sur les
descendants peintres, les collectionneurs ou l’entourage qui gravitent autour du
monde de l’Art à condition que tout un chacun joue franc jeu (en laissant de
coté les animosités, les intérêts personnels, en ne pratiquant pas le
protectionnisme à outrance) et participe à l ‘édification d’un outil de
travail qui sera laissé pour la postérité au service des générations
futures.
CHAPUIS GERARD
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